Samedi 23 juin 2007
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17:20
Chers lecteurs...
Je me hais! je me déteste!
Je suis qu'une grosse feignasse...
Que j'ai honte...je devrais être en train de bosser pour avoir mon année et je n'y arrive pas...
Mon cerveau entier me dit "nonononononnnnnnnn c'est trop chiant"
Alors je me répond à moi même: " mais il te reste une semaine de révisions tu ne vas pas tout foutre en l'air?! c'est rien 7 jours de travail acharné!"
Ben...pour mon cerveau s'en est déjà trop...
Du coup j'ai élaboré théories déculpabilisantes qui peuvent s'accorder entre elles selon mon taux de culapabilité:
1)Je suis une surdouée non détectée qui, de par ce fait, fait un blocage intellectuel sur des tâches qu'elle juge indigne de son intelligence.
2) J'ai un horrible déficit de l'attention (là aussi pas encore détecté rajoutant à ma souffrance) et du coup je me flagelle pour rien alors qu'à la base c'est pas de ma faute.
3) je suis hyper active ainsi je ne peux me consacrer qu'à une seule tâche ce qui explique que j'aille regarder la télé ou lire des bouquins plus interressants.
4)j'ai peur inconsciemment de la réusite et je m'enferme dans l'échec pour ne pas souffrir une fois de plus (souffrir de quoi je ne sais pas mais putain souffrir dans tous les cas ca fait
souffrir)
5) c'est ma destinée, je suis promise à quelque chose de plus beau et de plus haut, ce qui nécessite mon échec présent pour un avenir radieux et meilleur.
6)C'est une punition pour que j'expie tous mes mauvaises actions, ce qui au final me rendra meilleure et lavée de toute cette noirceur.
7) pas avoir de diplomes, ni de travail, vivre dans la rue et manger des rats c'est peut être un moyen de me sensibiliser à la souffrance de l'humanité.
Bref vous voyez je n'ai que de trop bonnes raisons de ne pas travailler, je ne veux pas aller contre ma destinée, si mon moi intérieur me dit non au travail c'est qu'il doit y avoir une raison (ou
aucune mais en tout cas j'aurai vécu dignement selon mes idéaux et mes principes!)
Cela c'était sans compter sur l'aide de ma famille...
(Petits résumés des traumas de cosette:)
1) trauma maternel: "si tu as pas de diplomes, de travail alors tu seras une serpillière au service de ton mari qui te traitera comme une daube! Papa m'a bien traité mais crois mois si je gagnais
bien ma vie je me serai refaire les seins depuis belle lurette avec mes sous"
2) trauma grand maternel: "ma chérie aujourd'hui les femmes au foyer sont méprisées, regarde ta cousine son copain l'a quitté, si tu n'as pa de diplomes tu es vouée à être une victime"
3)trauma paternel: "ma fifille tu es la plus jolie des fifilles mais tu es aussi la plus intelligente, je dis ca parce que tu me ressemble à moi ton papounet d'amour, si je t'aime autant c'est
qu'il y a une raison tu es formidable, tu es exceptionnelle, jamais je n'ai vu une fifille aussi intelligente c'est pourquoi tu ne peux échouer...OUI OUI TU NE PEUX ECHOUER! tu es faite avec mes
chromosomes et dans la famille on est des gagnants tu comprends?"
trauma amoureux: "Moi ma femme il faut qu'elle soit indépendante, quelle gagne sa vie tu comprends?"
ET au milieu il y a moi, se préparant déjà à son apocalypse personnelle...au gachis le plus impressionnant ou comment une jeune fille brillante (oui oki jme la pète) à échoué car trop feignante, et
pire! comment une fille intelligente mais feignante n'a pas su avoir assez de volonté pour surpasser sa feignantise!!!
Je n'ai aucune excuses chers lecteurs...
Autant je suis la première à me la péter, autant là je ne peux que m'incliner devant la noirceur de ma feignatise...
J'imagine déjà avenir radieux de douleur et de douche mensuelle car vivant dans la rue...
Bon j'y retourne, je vais essayer de bosser histoire de sauver les meubles!